Le Bon Pasteur

En ce dimanche du Bon Pasteur, nous prions tout particulièrement pour les vocations. Nous le savons, la vocation (du latin vocare, appeler), c’est bien l’appel ! Dieu appelle tous les hommes et toutes les femmes, quel que soit leur état de vie, en leur faisant une promesse : celle de la vie éternelle, comme nous l’avons entendu à travers les lectures de la semaine passée sur le pain de vie qu’est Jésus. Cette vie éternelle, nous la vivons au présent, dès maintenant, par ce lien que nous avons avec le Christ, notamment à travers les sacrements et plus particulièrement celui de l’Eucharistie. Pour entendre cet appel, le Seigneur nous invite à ouvrir grand notre cœur à son Esprit Saint qui nous inspire, nous souffle notre appel. Dans la Bible, le cœur n’est pas tant le lieu de l’émotion que celui de la décision. Nous pouvons décider, choisir de suivre cet appel en nous laissant guidé par le Seigneur qui nous « conduit par le juste chemin » (Ps 22, 3), celui qui est bon pour nous, en gardant les yeux rivés sur le Christ qui nous « a laissé un modèle afin que [nous suivions] ses traces. » (1 P 2, 21).

Et ce modèle est celui de l’humilité, comme nous l’enseignait le Christ dans l’évangile de mercredi dernier : « je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. » (Jn 6, 38). Le Christ entre dans la volonté d’un autre, celle de « Notre Père », et nous invite à faire de même. L’intérêt que nous pouvons tirer à faire la volonté du Seigneur, c’est que Dieu, en Bon Pasteur, sait mieux que nous ce dont nous avons besoin et ce qui peut nous rendre heureux. C’est pourquoi, Jésus nous affirme, ce dimanche, qu’il nous connaît : « Je suis le bon Pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. » (Jn 10, 14). Or, connaître, c’est aimer ; et pour aimer, il faut pouvoir connaître ce qu’on aime. En apprenant à connaître le Seigneur, à l’aimer, notamment dans la fréquentation quotidienne des Écritures, nous apprenons également à faire sa volonté, celle du Père (« que ta volonté soit faite »), qui nous permet de découvrir ce bonheur auquel nous sommes appelés.

Toutefois, il n’est pas toujours si simple de suivre ce chemin que nous peinons à bien connaître. Il se peut même que nous nous perdions en route ou que nous nous détournions du chemin que le Seigneur nous avait préparé. L’apôtre saint Pierre nous partage son expérience, celle qui a muri après ce qu’il a vécu la veille du Vendredi saint et les jours qui ont suivi : « Vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes. » (1 P 2, 25). Même si nous perdons de vue le chemin que Seigneur nous a préparé, nous pouvons retourner vers Lui grâce à sa Miséricorde, à cet amour tout particulier qu’il porte pour chacun de nous. Ayons confiance en la Providence de Dieu qui, sachant mieux que nous ce dont nous avons besoin, pourvoit toujours comme nous l’assure le psalmiste : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. » (Ps 22, 1). C’est pourquoi nous nous joignons ce dimanche à la prière de toute l’Église pour demander, avec confiance, que le Seigneur éclaire chacun et chacune d’entre nous afin que nous découvrions la vocation qui est la nôtre au sein de l’Église et de notre vie.

Florian, membre de l’EAP

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