La résurrection du Christ nous appelle à changer notre regard ; porter comme le Christ, un regard de miséricorde.
Dieu ne voit pas en tout homme, en toute femme, une personne diminuée, abimée par le péché, mais une personne appelée à recevoir la vie de Dieu. Tout évènement devient alors lieu de relèvement, de rencontre avec le Christ.
Jésus attend que Lazare soit mort pour lui rendre la vie. Par la résurrection du Christ, la mort est vaincue.
La croix ne signifie plus la mort, mais le don de soi comme source de vie.
Le tombeau vide n’est plus signe de mort puisque la mort devient un passage vers la vie éternelle.
Les représentations des vertus théologales témoignent de ce regard nouveau : appelés à voir le demi-verre plein alors que nous le voyons vide. Le verre n’est jamais vide car Dieu est toujours présent et les grâces ne manquent jamais à ceux qui acceptent de les recevoir.
La Foi est représentée le plus souvent par la croix. En effet, le Chrétien est appelé à voir dans la croix, dans toute difficulté, non plus un obstacle, mais l’opportunité où la vie peut se révéler ; passer par au-dessus comme nous le rappelait sainte Thérèse. D’où la représentation de la croix tréflée ou bourgeonnée, témoin de la vie. Autre représentation : le calice, coupe qui ne contient plus du vin mais le sang du Christ ; l’ostensoir, où le Chrétien ne voit plus du pain, mais Jésus, Lui-même.
L’Espérance est représentée le plus souvent par une ancre (repris de Saint Paul), l’homme dans la tempête résiste parce qu’ancré sur le Christ.
La Charité est représentée par un cœur enflammé : le cœur transpercé du Christ, signe de sa mort mais témoin de la charité, des grâces qui en découlent ; ou plus rarement par une femme tenant un enfant : Marie tenant Jésus : Charité de Dieu qui s’est fait homme.
Les lectures du temps pascale témoignent combien la rencontre du Christ ressuscité bouleverse le regard, la vie de ceux qui le rencontrent.
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Le tombeau vide, témoin de celui qui a disparu, devient témoignage de sa résurrection.
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Les femmes attristées de la mort de Jésus, comme Pierre et Jean, reviennent en courant témoigner de la résurrection.
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Les disciples passent du désespoir, du doute à la joie, au témoignage de foi.
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Comme les disciples d’Emmaüs qui reviennent à Jérusalem.
Mais nous découvrons aussi l’attitude du Christ qui doit être la nôtre :
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Il ne fait aucun reproche, à Pierre qui l’a renié trois fois, à Thomas qui était absent, à tous les disciples craintifs, enfermés : il témoigne déjà de sa miséricorde
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Il offre une même salutation « La paix soit avec vous ». Salutation de l’Évêque : cette paix qui est don de Dieu.
Don Hervé, p+


