Donne-moi à boire !

Au fil des Évangiles de cette semaine, Jésus nous conduit sur un chemin intérieur qui nous prépare à la rencontre décisive du dimanche. Lundi, il nous rappelle la mesure de Dieu : la miséricorde. « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ». Mardi et mercredi, il nous invite à l’humilité et au service, loin de toute recherche du pouvoir ou de l’apparence. Jeudi et vendredi, les paraboles nous avertissent : le cœur peut se fermer à Dieu, soit par l’indifférence envers nos frères, soit par le refus de porter du fruit. Samedi enfin, la parabole du père et de ses deux fils révèle la patience infinie de Dieu qui attend toujours le retour de ses enfants.

C’est par ce cheminement que nous arrivons au puit de Jacob. Jésus, Dieu fait homme, fatigué de la route, demande simplement à la Samaritaine : « Donne-moi à boire ». Celui qui est la source de vie commence par se faire mendiant. Par cette demande, il rejoint la soif la plus profonde du cœur humain : la soif de vérité, d’amour et de pardon. La Samaritaine découvre peu à peu que cette eau vive dont parle Jésus est celle d’une vie nouvelle qui jaillit en nous : celle d’une rencontre avec le Christ qui transforme mon existence ! Elle laisse alors sa cruche et en devient ainsi témoin pour toute la ville.

Ce passage nous rappelle que Dieu vient nous rejoindre là où nous sommes, avec notre histoire, nos blessures et nos soifs. Il ne condamne pas : il révèle et il sauve. 

Le saint curé d’Ars, JeanMarie Vianney, disait :
« Le Bon Dieu est toujours prêt à nous recevoir ; c’est nous qui sommes lents à aller à lui. »
Comme la Samaritaine, le Saint Curé d’Ars nous invite à revenir à la source.

En ce temps de conversion, n’ayons pas peur de revenir à la source de l’eau vive. Si nous laissons le Seigneur parler à notre cœur dans la prière alors nous redécouvrirons que la véritable joie se trouve aussi dans la réconciliation avec Lui. En effet, ce sacrement permet d’enlever les pierres et les feuilles de nos péchés qui nous empêchent de puiser l’eau vive du puit. Alors, désobstruons notre cœur des scories de nos vies afin de vivre pleinement la relation d’Amour avec le Christ, source de la vraie joie.

Philippe, membre de l’EAP

Facebook
Twitter
WhatsApp