Consécration d’un autel

L’autel, où le sacrifice de la croix est rendu présent sous les signes sacramentels, est aussi la table du Seigneur, à laquelle, dans la messe, le peuple de Dieu est invité à participer ; il est aussi le centre de l’action de grâce qui s’accomplit pleinement par l’eucharistie. (Cérémonial des Évêques n°918)

De par sa nature même, l’autel est consacré à Dieu seul, car le sacrifice eucharistique est offert à Dieu seul. Ce sens de la dédicace de l’autel, que l’Église a toujours compris, St Augustin l’a défini exactement lorsqu’il dit : « Ce n’est à aucun des martyrs, mais au Dieu des martyrs, en mémoire certes des martyrs, que nous élevons l’autel. » (Cérémonial des Évêques n°921)

Rite de la dédicace (1) : l’Aspersion

L’aspersion d’eau bénite est un rite de purification des personnes et des lieux. C’est aussi un souvenir du baptême, libération du pouvoir de Satan et don de la vie nouvelle. C’est pourquoi elle est célébrée dans les rites initiaux de la messe, ayant valeur de préparation pénitentielle. Elle est particulièrement recommandée les dimanches du Temps Pascal.

Pour la dédicace d’une église et pour la consécration d’un nouvel autel, cette eau sert aussi de purification, comme eau lustrale, afin de laver les murs et la table de toutes impuretés. Elle sert aussi dans le rite de réparation suivant la profanation d’une église.

Au début de la messe de consécration d’un nouvel autel, après la salutation, l’évêque bénit l’eau avant d’en asperger les fidèles. Revenu dans le chœur, il asperge également l’autel, le lavant ainsi de ses scories, le rendant pur, par l’eau, afin d’être mis à part (consacré).

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