Consécration d’un autel – Encensement

Le christianisme, dans la continuité de l’Ancien Testament, perpétue l’utilisation de l’encens, puisqu’il fait partie des cadeaux apportés au Christ par les rois mages.

L’encens est brûlé dans un encensoir, tenu par un thuriféraire (d’un mot grec, « thus », encens, et d’un mot latin « ferre », porter) qui le fait osciller pour mieux diffuser le parfum de l’encens. La fumée de l’encens montant vers le ciel symbolise également la prière qui monte vers Dieu.

L’encensoir est utilisé à différents moments durant la célébration eucharistique :

Durant la procession d’entrée, le prêtre encense l’autel sur lequel sera célébré le Saint-Sacrifice, ainsi que la croix. Avant la lecture de l’Évangile, Le livre est encensé. Durant l’Offertoire, Le pain et le vin, qui deviendront le Corps et le Sang du Christ, sont encensés avant de le faire pour l’autel, lieu du sacrifice, puis le célébrant, les ministres et enfin l’assemblée, car ils sont le temple du Saint Esprit. Au moment de la consécration, lors de l’élévation du Corps et du Sang du Christ, le thuriféraire encense par 3 fois 2 coups. On l’utilise encore lors des funérailles, des expositions du Saint Sacrement, lors de certaines processions, lors des vêpres solennelles au moment du chant du « Magnificat ».

Pour la consécration d’un autel, l’encens brûle sur la pierre aux 4 coins et au centre, marquant les 5 plaies du Christ. Il signifie que le sacrifice du Christ, qui se perpétue sacramentellement en ce lieu, monte vers Dieu comme un parfum agréable.

« Que ma prière devant Toi s’élève comme l’encens » Ps 40

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