Quelques éléments pour votre réflexion

42% des prêtres concernés ont répondu, soit 2656 résultats exploitables. La moitié d’entre eux ont entre 40et 65 ans, et ont 20 ans d’ordinations ou plus. 85% d’entre eux sont en paroisse dont 30% dans le rural et 25% dans le semi-urbain.

Une semaine d’un prêtre, c’est environ 10 heures de travail paroissial par jour sur 6 jours, 2 heures 30 de prières par jour sur 6 jours (le 7ème étant le dimanche, le travail et la prière se complètent). Cela correspond à une charge moyenne de 80 heures par semaine. (Pour info, une semaine c’est 24*7= 168h). Evidement, ce temps ne compte pas ni le repos personnel, ni le travail personnel, ni les repas.

Un prêtre prend en moyenne entre 3 et 4 semaines de vacances par an, et la moitié des répondants disent prendre 1 jour de repos par semaine (33% une ½ journée, et 6% aucune).

40% des répondants estiment le temps de déplacements entre 3 et 6 heures par semaine, 20% entre 6 et 9 heures. La moyenne par mois est de 821 km par mois (mais 25% font plus de 1200 km, et 25% moins de 200).

Si 1/3 s’estiment en bonne santé physique, 45% ont une maladie ou un problème de santé durable. 88% sont non-fumeurs. Selon cette étude 2 prêtres sur 5 présentent un mésusage de l’alcool. Enfin, 2 prêtres sur 10 présentent des symptômes dépressifs.

Conclusion :

Aimez vos prêtres… prenez soin d’eux… priez pour eux !

Une réponse

  1. Enquête nationale sur la santé des prêtres

    J’envoie aussi les commentaires qui suivent directement au secrétariat paroissial puisque j’ai constaté que le site de la paroisse ne garantissait pas que quelqu’un lirait ces commentaires avant le jugement dernier.
    Avant de faire ces commentaires, j’ai pris le temps de lire le rapport de cette enquête tel qu’il est donné sur le site
    eglise.catholique.fr/actualites/etude-sante-pretres-activite/?fbclid=IwAR0_bWBqUvZQd9UN9l9CqkX3xeWnsHlNe5_pCzIKa6qS2QeYEHMxqLZMwO0
    Mes commentaires, dans l’ordre où ils me sont venus à la lecture du texte sont donnés ci-dessous. Les guillemets indiquent une citation directe du rapport.
    • Pourquoi seulement 42% des prêtres correspondant à « la cible » ont-ils répondu à cette enquête organisée par la CEF (Conférence des évêques de France ? Il serait vraiment intéressant de creuser cette question (trop de travail ? manque d’intérêt pour ce qui vient de la hiérarchie…)
    • Est-ce que d’autres demandes de la hiérarchie seraient autant ignorées ?
    • Est-ce que les prêtres de Chinon ont été sollicités pour cette enquête ?
    • « les répondants, en moyenne ont 9.4 heures de travail par jour ». La question c’est : que met-on sous le mot « travail » pour un prêtre ? Est-ce que ce n’est pas le temps consacré spécifiquement à l’annonce de la Bonne nouvelle ?
    • « 45% des participants présentent une maladie chronique ». C’est inquiétant, non ?
    • « plus de 2 prêtres répondants sur 5 présentent un mésusage de l’alcool. 8% des répondants ont un risque chronique à l’alcool ». Quelle fraction est considérée comme en «maladie chronique » ? 8% ? Là encore, C’est inquiétant, non ?
    • « près de 45% des répondants présentent au moins 2 problèmes de santé….principalement … : douleurs chroniques du dos et hypertension artérielle ». Là encore, C’est inquiétant, non ?
    • « plus de 6 prêtres sur 10 sont en surpoids ou obésité » Là encore, C’est inquiétant, non ?
    • « Près de 2 prêtres sur 10 présentent des symptômes dépressifs. Environ 7% des prêtres répondants présentent un état d’épuisement professionnel et près de 2% peuvent être considérés comme affectés d’un burn-out sévère. » Là encore, C’est inquiétant, non ?
    • « une surreprésentation des prêtres plus jeunes avec une possible sous-estimation de problèmes de santé. » Si on corrige ce biais cela veut dire que la situation est encore plus sombre.

    Personnellement je trouve que cette enquête est assez alarmante et je ne comprendrais pas que la CEF qui a commandé cette étude ne prenne pas dans les mois qui viennent des décisions fortes pour y porter remède. Sinon ce rapport n’aura servi à rien et la hiérarchie de l’Eglise aura montré que la sainteté ne suffit pas pour diriger une organisation. Où sont les managers, à côté des évêques ? cette question est aussi valable au niveau des paroisses.

    J. POUZET

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *