Merci de donner de la joie et de l’espérance à l’Église de France qui vous attend et qui a besoin de vous. Et elle a besoin de vous pour que vous soyez ce que le prêtre doit être, ce qu’il a toujours été et ce qu’il sera toujours de par la volonté divine : « Participer à l’autorité par laquelle le Christ édifie, sanctifie et gouverne son Corps » (Presbyterorum ordinis, n. 2) ; et cela par une configuration ineffable au Christ, Tête de son Église, qui le met en vis-à-vis du Peuple de Dieu – bien qu’il en fasse toujours partie –  pour l’enseigner avec autorité, le guider avec sécurité et lui transmettre efficacement la grâce par la célébration des sacrements (cf. Ibid. n. 4,5,6). Au plus haut point, source et sommet de la vie de l’Église et de sa vie personnelle, le prêtre célèbre la messe où, rendant présent le sacrifice du Christ, il s’offre en union avec Lui sur l’autel et y dépose l’offrande du Peuple de Dieu tout entier et de chacun des fidèles.

Je vous invite, chers séminaristes, à bien enraciner en vos âmes ces vérités fondamentales qui seront à la base de votre vie et de votre identité même. Et au cœur de cette identité, configurée au Seigneur Jésus, se trouve le célibat. Le prêtre est célibataire – et il veut l’être – parce que Jésus l’était, tout simplement. L’exigence du célibat n’est pas d’abord théologique, mais mystique : comprenne qui pourra ! (cf. Mt 19, 12). On entend beaucoup de choses sur les prêtres aujourd’hui, la figure sacerdotale est bien souvent déformée dans certains milieux, relativisée, parfois considérée comme subalterne. Ne vous en effrayez pas trop : personne n’a le pouvoir de changer la nature du sacerdoce et personne ne la changera jamais, même si les modalités de son exercice doivent nécessairement prendre en compte les évolutions de la société actuelle et la condition de grave crise vocationnelle que nous connaissons.

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