Après l’Ascension, les Apôtres retournèrent au Cénacle pour attendre l’accomplissement de la promesse de Jésus : le don de l’Esprit Saint. Saint Luc précise encore : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1, 14). L’activité primordiale de la première communauté chrétienne (ils étaient jusqu’à cent vingt précise l’Écriture) fut donc la prière « avec Marie ». Une prière orientée vers l’accueil de l’Esprit Saint afin de réaliser la volonté de Dieu avec audace et détermination.

Jean-Paul II, au début du IIIe millénaire chrétien, rappelait cette exigence toujours actuelle : « Chers frères et sœurs, nos communautés chrétiennes doivent devenir d’authentiques “écoles” de prière, où la rencontre avec le Christ ne s’exprime pas seulement en demande d’aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu’à une vraie “folie” du cœur ». Et de préciser : « Il s’agit donc d’une prière intense, qui toutefois ne détourne pas de l’engagement dans l’Histoire : en ouvrant le cœur à l’amour de Dieu, elle l’ouvre aussi à l’amour des frères et rend capable de construire l’Histoire selon le dessein de Dieu ».

Après l’Ascension, l’Ange secoua les Apôtres en leur disant qu’il ne fallait pas rester à regarder le ciel. Les yeux fixés sur le Christ « parti » et présent, ils devaient désormais se mettre à l’ouvrage. Une vraie leçon de réalisme chrétien : pas de spiritualisme vécu comme esquive de la réalité ou fuite du devoir d’état, mais une authentique spiritualité incarnée ! (Ac 1, 10-11). Cette intense vie de prière donne aux Apôtres le courage d’aborder avec franchise et lucidité les difficultés de leur communauté. Je parle bien sûr du drame vécu avec la trahison de Judas. Les Apôtres travaillent donc les souffrances du passé pour aller de l’avant. Pierre ne cache pas le problème : il l’explique en long et en large. Il n’y a ni déni, ni sublimation. On affronte la trahison de Judas avec franchise mais sans s’y enfermer. La décision est alors prise de choisir la vie et de poursuivre la mission. C’est ainsi que, par tirage au sort, le Seigneur désigne Mathias pour succéder à Judas dans le collège des Apôtres (Ac 1, 15-26).

Après l’Ascension, les Apôtres retournèrent au Cénacle pour attendre l’accomplissement de la promesse de Jésus : le don de l’Esprit Saint. Saint Luc précise encore : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1, 14). L’activité primordiale de la première communauté chrétienne (ils étaient jusqu’à cent vingt précise l’Écriture) fut donc la prière « avec Marie ». Une prière orientée vers l’accueil de l’Esprit Saint afin de réaliser la volonté de Dieu avec audace et détermination.

Jean-Paul II, au début du IIIe millénaire chrétien, rappelait cette exigence toujours actuelle : « Chers frères et sœurs, nos communautés chrétiennes doivent devenir d’authentiques “écoles” de prière, où la rencontre avec le Christ ne s’exprime pas seulement en demande d’aide, mais aussi en action de grâce, louange, adoration, contemplation, écoute, affection ardente, jusqu’à une vraie “folie” du cœur ». Et de préciser : « Il s’agit donc d’une prière intense, qui toutefois ne détourne pas de l’engagement dans l’Histoire : en ouvrant le cœur à l’amour de Dieu, elle l’ouvre aussi à l’amour des frères et rend capable de construire l’Histoire selon le dessein de Dieu ».

Après l’Ascension, l’Ange secoua les Apôtres en leur disant qu’il ne fallait pas rester à regarder le ciel. Les yeux fixés sur le Christ « parti » et présent, ils devaient désormais se mettre à l’ouvrage. Une vraie leçon de réalisme chrétien : pas de spiritualisme vécu comme esquive de la réalité ou fuite du devoir d’état, mais une authentique spiritualité incarnée ! (Ac 1, 10-11). Cette intense vie de prière donne aux Apôtres le courage d’aborder avec franchise et lucidité les difficultés de leur communauté. Je parle bien sûr du drame vécu avec la trahison de Judas. Les Apôtres travaillent donc les souffrances du passé pour aller de l’avant. Pierre ne cache pas le problème : il l’explique en long et en large. Il n’y a ni déni, ni sublimation. On affronte la trahison de Judas avec franchise mais sans s’y enfermer. La décision est alors prise de choisir la vie et de poursuivre la mission. C’est ainsi que, par tirage au sort, le Seigneur désigne Mathias pour succéder à Judas dans le collège des Apôtres (Ac 1, 15-26).

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